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La maison n°8, rue Wiltheim retient l’attention du fait qu’elle constitue l’une des très rares maisons gothiques conservées à Luxembourg. L’ancienne porte d’entrée aujourd’hui bouchée est surmontée des armoiries de Luxembourg et d’un écu de marchand ce qui indique que son propriétaire d'alors avait été investi de fonctions officielles. La maison en cache deux autres : l’une est à pièce unique par étage et l’autre se distingue par sa grande cuisine à cheminée monumentale. Les trois maisons entouraient jadis une cour intérieure dans laquelle étaient installées une citerne d’eau et des latrines.
La maison n°10 a été modernisée en 1750. Depuis, elle possède une façade d’un sobre classicisme à vingt ouvertures divisées en cinq travées. Son plan est celui d’une maison double avec un long couloir central desservant sur chaque côté deux pièces en enfilade. Elle fut principalement habitée par la petite bourgeoisie marchande et par des artisans.
La maison n°12 a été construite en 1613/14 sans doute pour Ferdinand d’Arimont, conseiller au Conseil provincial de Luxembourg. Son architecture obéit aux principes de convenance qui correspondent à son statut de petit noble. Elle se caractérise par la présence d’une cour latérale qui procure espace et lumière, par l’importance donnée à l’escalier « à l’italienne », par un étage noble et par l’organisation spatiale des étages comprenant une antichambre placée entre la grande salle et un cabinet.
Au moment de la transformation de la maison Collard-de Scherff en Musée de l’Etat dans les années 1930, la section folklorique devait être logée sous le même toit que ses sections-soeurs. L’insuffisance de place incita en 1940 déjà le Dr. Vogler à proposer l’acquisition d’une série d’immeubles entourant la maison Collard-de Scherff, dont un groupe de maisons de la rue Wiltheim. |