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Le Néolithique représente le passage progressif d’une économie de prédation basée sur la chasse et la cueillette à une économie de production, basée sur l’agriculture et l’élevage. Cette transition s’accompagne également de la maîtrise de diverses techniques, comme celles de la poterie, du tissage et du polissage de certains outils en pierre ou en os soumis à des usages violents, comme la hache et l’herminette, qui permettent d’ouvrir le paysage pour implanter les champs et les fermes.
Le climat est tempéré, chaud et humide, avec un paysage de chênaie mixte (chênes, ormes, tilleuls et frênes). Le Néolithique s’est constitué à différentes époques en divers points du globe. Pour l’Europe, des populations provenant du Proche-Orient, où une lente néolithisation se déroulait depuis le Xème millénaire avant notre ère, introduisent ces changements fondamentaux dans la péninsule balkanique au début du VIIIème millénaire. A partir de cette région, le Néolithique va progresser vers l’ouest de l’Europe selon deux courants, l’un lié au bassin du Danube, l’autre à celui de la Méditerranée.
Le Néolithique marque également le passage du nomadisme à la sédentarisation, avec la construction des premiers villages, comportant des maisons de terre et de bois de différentes formes pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres de longueur. Les mégalithes, dolmens et menhirs, surtout représentés en Europe occidentale, érigés durant le Néolithique, figurent parmi les plus vieux monuments encore visibles de nos jours.
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