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A partir de 450, les Francs copient les monnaies romaines, puis vers la fin du VIe siècle, ils émettent le tremissis, un tiers de sou d’or. A peine une douzaine ont été découverts au Luxembourg, le plus souvent déposés dans les tombes de chefs. La monnaie en or est devenue un instrument de prestige et les échanges quotidiens se caractérisent à nouveau par le troc, après cinq siècles d’économie monétaire intensive.
Au Moyen-Âge, les ateliers émettent des monnaies selon la disponibilité du métal, issu de la fonte des monnaies étrangères ou démonétisées. La frappe se faisait de façon traditionnelle à l’aide de deux coins en acier portant en creux l’empreinte de l’avers et du revers. Ce procédé n’exigeait qu’un outillage très simple et un local restreint. Dans la ville de Luxembourg, ceci facilita les multiples déménagements de l’atelier.
La fin du XVe au XVIIIe siècle vise la réforme de la circulation monétaire. Mais la pénurie de métal noble dicte le rythme de frappe, à tel point que l’atelier monétaire de Luxembourg ne fonctionne, entre 1 443 et 1644, que pendant 24 ans. Qui plus est, le peuple boude les nouveaux systèmes monétaires et garde en circulation les pièces de mauvais aloi au lieu de les remettre à la Monnaie.
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