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Médaille de Charles V

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tabhomesupgauche Médaille de Charles Quint
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 Médaille de Charles V
Médaille de Charles V

Avers : Carolus :V :- :ROM :IMPER :
Buste à droite de Charles Quint au visage juvénile, couronné, cuirassé et portant le collier de l’Ordre de la Toison d’or. L’effigie est encadrée de 14 écus placés en cercle et déparés, dans le haut, par les colonnes d’Hercule avec briquet de Bourgogne et devise PLUS VLTR : les armes de Castille, d’Aragon, de Léon, de Catalogne, des deux Siciles, de Naples, de Jérusalem, de Séville (Andalousie), de la Nouvelle Castille, de Galice, de Valence, de Tolède, de Grenade et de Navarre.

Revers : Au centre, aigle bicéphale avec la date 15-21, portant sur la poitrine les armes parties d’Autriche et de la Bourgogne. Encadrement formé de 13 écus de possessions espagnoles : Sardaigne, Cordoue, Corse, Murcie, Jaén, Algarve, Algésiras, Mazzaron, le Nouveau Monde, Minorque, Majorque, Inde et îles océaniques, terres fermes (Gibraltar). Ces lettres sont séparées en exergue par un N (Nuremberg) placé au centre d’une couronne. Fonte en argent, 69 mm, 155,6 g.


En tout, plus de deux cents médailles différentes ont été dédiées à Charles Quint, qui se trouve être un des personnages les plus souvent portraiturés dans l’art de la médaille.

Cette œuvre est célébrée comme un triomphe de la technique de frappe de l’époque. L’illustre Albrecht Dürer (1471-1528) a fourni les dessins qui ont servi de modèle, et l’orfèvre Hans Krafft (1481-1542), tailleur de coins à la monnaie de Nuremberg, fut chargé de la réalisation. Les coins ont été facturés la somme faramineuse de 150 florins - une rémunération «normale» pour des coins monétaires étant de 2 à 5 florins. Il utilisa un nouveau procédé qui permettait des frappes d’un relief important : couler au préalable des flans qui présentent déjà les grandes masses des motifs à reproduire. La frappe qui intervenait ensuite y précisait les détails et lui donnait une finition parfaite. En fait, il y eut pour chacune des faces, deux opérations de frappe distinctes, pour lesquelles quatre matrices ont été nécessaires : l’effigie et l’aigle bicéphale ainsi que les cercles d’armoiries à l’avers et au revers. Les difficultés intervenues lors de la frappe causèrent la perte des premiers coins pour le revers, de telle sorte qu’il existe deux éxécutions différentes de cette médaille. Notre médaille a été coulée à partir du 2e type (conservé à Coburg, Madrid, Nuremberg) et présente un diamètre réduit de 69 mm, 2mm de moins que les autres exemplaires frappés. La pièce est aujourd’hui rarissime. Seulement treize exemplaires des deux types différents sont conservés, et ceci en majeure partie dans des collections publiques prestigieuses.

Cette pièce qui marque les débuts de l’art de la médaille en Allemagne, est la plus ancienne médaille de nos collections, et constitue l'un des fleurons du Cabinet des Médailles.



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     Dernière mise à jour de
    cette page le 06-05-2004
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